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Grom_malakaa

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Maintes et maintes nuit, j'ai sondé les cieux, parcourant les voies des possibles, j'ai suivi les lumières astrales, découvrant les futurs des miens; nombreux furent mes frères qui entendirent mes paroles, et qui se couvrirent de gloire. D'autres sont inexorablement tombés, leur destin s'enfonçant impitoyablement dans l'oubli ou le déshonneur. D'autres nuits, j'ai écouté les scaldes chanter. Près des feux, quand les fjords craquaient dans le froid de nos terres, les légendes de nos pères m'ont été contés. J'ai dans mon sang l'héritage d'innombrables générations d'hommes du Nord, un sang forgé à la flamme des êtres mythologiques, des actes de bravoures et des épopées de nos aïeux. Aujourd'hui, c'est de ces histoires que se gonflent à leur tour les cœurs des miens; en les écoutant, nous entendons la voix des anciens, et leur exemple font de nos frères les hommes qu'ils seront demain. C'est sous leur égide qu'Aagmard vit. C'est de ces sagas qu'Aagmard vivra à jamais.


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Baldur Baldurson
Prophète de Braakmar, le Corbeau Fertile
Conseiller Astral du Seigneur Asulf de Vargaasdir
Prétendant à la Guilde des Cartographes 2013
Apprenti à la Guilde des Astronomes 2014
Gro, le Gueulard, one shot 2015

Grom_malakaa

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Saga du Corbeau Fertile

Ulf Njallson était né dans l'opulence. Les étoiles avaient parlé avant son règne, et il fut fait roi à l'âge d'homme. Le royaume d'Aagmard était jeune, mais riche; de l'Est à l'Ouest ses terres suivaient la course des cieux avec régularité et douceur, et les greniers étaient remplis plus que de raison de blé, d'orge et de houblons. Les bêtes étaient robustes et leurs petits nombreux. Partout sur les collines la vigne poussait, et les hommes connurent une ère d'abondance. Ulf vécu une longue vie et son règne fut bon. Quand il mourut, l'on posa sur le front de Stig Ulfson la couronne. Dès que le métal toucha sa tête, le crépuscule arriva, et les premières neiges avec lui. Les
hommes et les femmes de fjords furent inquiets, car cela faisait longtemps que la neige n'était pas tombés aussi tôt. Le roi Stig appela alors les Seidr: mais le ciel était nimbés d'un froid si intense qu'il voilait les astres. Seul l'étoile septentrionale brillait encore, mais sa lumière était si tenue que rien ne pouvait être lu. Tous attendirent, mais l'hiver ne passa pas, ni la nuit: et les astres ne brillaient plus pour les hommes. La nuit dura ainsi trois cycles. Une sombre période débuta, et Stig alors se fit appeler le Trois Fois Maudit.
Quand le quatrième cycle débuta sans soleil, les hommes du nord perdirent la raison. Les bêtes dépérissaient, et leur lignée disparaissait, car sans jour ils ne mangeaient ni ne faisait de saillie. Les greniers étaient vides, et la famine sévissait rudement; les hommes ne dormaient plus avec leurs femmes, et plus d'enfant ne naissait; le royaume mourrait, et les Aagmarites s'entredévoraient comme des loups attirés par le sang. Et le désespoir envahit les hommes et leur roi.
Un matin, Stig pris sa hache au dessus de l'âtre froid. Il mit sa couronne, et passa son étole de loup. Il se couvrit de sas fourrures, et dit: " Les miens meurent, et cela n'est point bon. Qu'en cela j'en suis la cause, je ne pense pas; mais qu'en cela je suis responsable, oui, et si je ne gueris pas mes terres des maux qui l'affligent je ne mérite plus d'être le Jarl des Jarl."
Il partit vers le nord, vers les fjords gelés et inexplorés qui bordaient Aagmard: car l'étoile septentrionale brillait vers le nord, et c'était alors un bon signe. Car là bas les Scaldes disaient que se trouvaient les montagnes les plus hautes de Galaté. Ainsi il dit:" En haut de ces sommets, je passerait au dessus du voile qui écrase les cieux. Alors les étoiles me diront comment guider au mieux les miens loin de la mort"
Il se mit en route, et une tempête se leva. Le vent soufflait si fort que le roi partait en arrière, ses fourrures le tirant et l'entraînant dans la direction opposée à sa marche. Alors il s'en défit et aussitôt le froid lui mordit les chairs. Mais la tempête cessa, et il vit au sol une plume noire immense. Il la ramassa et la piqua dans le cuir de son plastron.
Il marcha longtemps encore, et sous ses pieds la terre devint de la glace. Et des craquements terribles retentissaient, et des crevasses s'ouvraient sous ses pas, et la glace le soulevait par moment à dix pieds du sol. Alors il se servit de sa hache pour s'accrocher à la glace, et avançait toujours. Mais une crevasse se referma alors sur son arme, et il tint le manche fermement car cette hache lui venait de son père. Mais Stig ne réussit pas à la retirer du sol, et comme la glace craquait de plus en plus fort, il la laissa fichée et s'éloigna; alors il toucha de nouveau de la terre, et il vit une autre plume devant lui, il la prit et la planta sur son cuir.
Il arriva devant la plus haute des montagnes des fjords; son sommet se perdait dans les cieux, et sa cime touchait les étoiles elles-même. Il en entama l'ascension, se servant de son étole comme d'une corde.
Le roi mit de nombreux jours à monter. Une fois au plus haut, juché sur la plus haute des pierres, son étole ne consistait plus qu'en un fil qu'il offrit au vent capricieux. A ses pieds, se trouvait une autre plume noire qu'il ramassa et ajouta à son armure.
La nuit était toujours là, le froid mordant l'accompagnait, et Stig fit un feu de maigres branches et mousse arrachés à la pierre. Il posa un collet et attrapa un lièvre des neiges. Il en ôta la peau, en retira les mauvais morceaux et les viscères, et le présenta au feu; bientôt une odeur de viande lui monta aux narines.
Alors un bruit se fit, et le vent se fit plus chaud, et un corbeau apparut: et cette oiseau faisait sept pieds de haut, et son membre saillait de ses plumes. Il dit:" Roi Stig, tu as bravé bien des dangers pour arriver là haut: et la mort ne t'as pas saisi encore. Tu as quelque chose qui est à moi, et autre chose qui ne l'est pas: si tu me les donne, je te dirais pourquoi ton peuple meurt, et comment le sauver."
Stig Ulfson était un seigneur malgré sa paresse, et il parla ainsi:" Tu es un étrange oiseau, il n'y a aucun doute là dessus. Viens donc près du feu chauffer tes ailes, et partages avec moi mon repas." Ils mangèrent ensemble le lièvre, et quand ils eurent finis le roi repris:" Ainsi nous voici face à face, car je ne doute pas que tu m'as accompagné tout du long: je te rends tes plumes, car si elles sont trésors pour moi, elles restent une partie de toi". Et il retira de son cuir les plumes noires, et les tendit au corbeau. Et il dit aussi:" Je suis ici: je suis le Jarl des Jarl, et mon devoir est de sauver les miens. Mais je suis un homme du nord, et c'est en frère que je veux les sauver, car il en va de mon honneur et de celui de toute ma famille." Alors il enleva sa couronne, et il la posa sur la tête du corbeau.
Et le corbeau lui parla ainsi de ces mots: "Te voilà nu et faible devant moi; mais tu as affronté bien des tourments avant de me voir, et tu as relevé la tête à chaque fois, pour la seule fois de ta vie. Et c'est cela qui tue les tiens: car les fjords ont oubliés que l'on ne récolte que ce que l'on sème, et la paresse et la futilité ont terni l'acier des guerriers, et l'ennui a vidé les greniers et les étables. Tu m'as demandé, alors je vais montrer aux hommes du nord comment leur sueur et leur sang doit nourrir la terre".
Alors le corbeau majestueux ouvrir ses ailes et parcouru les terres des fjords; il battit des ailes, et les cieux s'ouvrirent; le soleil inonda les terres des fjords et les glaces fondirent; il parla aux fermiers, et leur montra comment ensemencer la terre; et il les aida à pousser la charrue, à faucher et à récolter. Il ouvrit le bec et croassa pour sortir les bêtes des étables, et leur dit qu'elles devaient faire des petits, et leur montra comment faire correctement leur saillies, et c'est ce qu'elles firent. Il fertilisa les vignes, et but avec les hommes le vin qu'ils produisirent. Et l'homme se coucha avec sa femme, et le corbeau leur expliqua ce qu'il fallait faire, et bientôt des enfants vinrent. Et quand la nuit vint, il annonça à tous qu'ils avaient bien travaillé, et il monta dans la clarté des cieux. Les Seidr le suivirent du regard jusqu'à le perdre, et virent l'étoile Septentrionale briller si fort qu'elle éclipsa la leur de Ghor; ils virent un bon présage pour Aagmard, et ils nommèrent cette étoile Braakmar.


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Baldur Baldurson
Prophète de Braakmar, le Corbeau Fertile
Conseiller Astral du Seigneur Asulf de Vargaasdir
Prétendant à la Guilde des Cartographes 2013
Apprenti à la Guilde des Astronomes 2014
Gro, le Gueulard, one shot 2015

Grom_malakaa

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(J'ai essayé d'écrire tout ça dans le style des sagas Islandaises traditionnelles dont la plupart nous parviennent part le biais du travail de traduction de Monsieur Régis Boyer. Le style peut paraître simple et peu romancé, mais j'ai voulu garder cette façon de raconter des histoires pour coller au mieux à l'idée qu'on peut se faire des 'vikings' à la lecture des sagas véritables des Islandais. En espérant que ça vous plaise, j'essayerais de continuer à remplir l'Histoire d'Aagmard de Sagas telles que celle ci.)


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Baldur Baldurson
Prophète de Braakmar, le Corbeau Fertile
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vulpes

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Félicitation mon cher Baldur pour ce magnifique conte!



Dernière édition par vulpes le 24/3/2013, 21:21, édité 1 fois

Admin


Admin
J'aime ! Bravo...Superbe CONTE Oui ;-)

http://campdudragon.jdrforum.com

Yorek


L’histoire que je veux vous compter, nous vient d’un temps très ancien qu’on nomme le temps des légendes…

Il était donc en ce temps là un homme du nord dont le nom résume assez bien ses origines et ce qu’il était : il se nommait Eiwin sonn avn Bjornen, ce qui veut à peut près dire dans le langage ancien le tout puissant fils de l’ourse. Personne ne sait qui étaient les parents d’Eiwin mais d’aucun pense qu’il avait du sang de géant dans les veines et il fut élevé par une ourse polaire au de là du cercle qui marque les limites du pays de l’éternel obscurité. Aucun enfant n’aurait pu survivre par des températures aussi glaciales, pourtant Eiwind grandit et devint un homme robuste sans avoir jamais été réchauffé par le soleil. Au bout de quelques années sa mère adoptive étant vieillissante, c’est lui qui chassait pour la nourrir, n’ayant ni griffe ni croc, il étranglait les phoques à la seule force de ses bras, alors qu’il n’avait pas encore atteint l’âge d’homme. Un jour Eiwind se rendit à l’évidence il ne pourrait pas défendre sa mère contre les mâles qui voulaient la connaitre, si il n’avait pas d’arme. Il décida alors d’affronter un vieux morse solitaire qui terrorisait la région avec ses défenses démesurées. Le combat eu beau durer un temps impressionnant, nul ne pouvait dire combien vu que le soleil ne brillait jamais, Eiwind ne démérita pas de son nom, et le vieux morse fut vaincu. Le jeune garçon arracha les défenses du morse de sa bouche et se fit une armure de sa peau.

Quand l’ourse de mère d’Eiwind fut sur le point de mourir, elle parla à Eiwind du monde des hommes et elle l’enjoignit d’aller au devant de son destin dans la lumière du soleil. Celui-ci eu beaucoup de mal à se résoudre à la quitter. Sa curiosité toutefois l’entraina au de là du cercle polaire, et il découvrit alors que le monde était vaste et qu’il avait des couleurs !


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Yorek sonn avn Fjorden

Scalde des Norlidg Ravn
nation Eit ti Amon

Yorek


Eiwind Bjornenson marcha pendant des jours sur la banquise avant d’apercevoir un village en bordure de côte. De cet endroit s’élevaient des clameurs. Alors qu’il s’en approchait, il découvrit un atroce spectacle : des hommes par dizaines, étaient empalés sur des pieux de bois grossièrement taillés tout autour du des maisons. Dans une anse de mer à proximité, flottait un étrange navire à la proue en forme de serpent de mer qui plu tout de suite au jeune homme. Eiwind grimpa alors sur le toit d’une maison longue, et il rampa pour observer ce qui se passait au centre du village. Il découvrit assis sur un énorme siège de bois sculpté, un homme si massif qu’il dépassait les autres de deux bonnes têtes au moins, il semblait craint des villageoises et des enfants rassemblés là, mais tout autant de ses soldats qui entouraient et exécutaient ses ordres en tremblant. « Nous emmènerons les enfants que je puisse les manger, et vous n’avez qu’à faire ce que vous voulez des femmes ! » disait le monstrueux ogre, car il semblait bien que s’en était un. Eiwind descendit du toit et s’avança au milieu de la place, il n’avait pas vraiment peur, parce qu’il ne savait pas ce que c’était. Il défit les deux premiers guerriers qui se ruèrent sur lui sans sortir ses armes. « Que me veux tu, guerrier ? » rugit Balrok, le mangeur d’enfants. Eiwind dit alors : « Tu es comme le vieux morse, tu terrorises ton monde car tu ne sais rien faire d’autre, aussi je te défie, si je gagne ce combat tu seras mort et je prendrais ton bateau car j’ai promis de voyager vers mon destin, si tu gagnes alors tu n’auras qu’à dévorer tout le village si tu veux car tu auras tué Eiwind sonn avn Bjornen ! ». Balrok se dit que cela lui ferait une distraction et il accepta le défi. La taille d’Eiwind était impressionnante pour un jeune homme, mais son adversaire une fois dressé le dépassait encore de la tête et des épaules. Le combat fût difficile, et plusieurs maisons furent détruites dans l’affrontement, mais Eiwind finit, malgré quelques blessures, par arracher la tête de l’ogre ! Les soldats de Balrok ne chargèrent pas Eiwind comme il s’y attendait à la mort de leur seigneur, ils mirent un genou en terre et jurèrent fidélité à leur nouveau jarl. Eiwind décida de prendre des vivres et partir dès à présent vers son destin ainsi qu’il l’avait promis à sa mère. Il embarqua avec son nouvel équipage de guerriers sur son nouveau bateau sans un regard en arrière sur le village dévasté et sur les veuves éplorées. Eiwind n’eut aucune pitié car il ne savait pas encore ce que c’était…


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Yorek sonn avn Fjorden

Scalde des Norlidg Ravn
nation Eit ti Amon

Brinn

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Brinn est content.

Brakmaar !

Erendis


La culture aagmarite intègre-t-elle l'alphabétisation ? ou est-ce une culture strictement orale ?

Admin


Admin
Salut Malvina erendis,
alors chaque royaume a son alphabet propre (connue pour langue ancienne)
Chaque royaume a aussi un livret spécifique présentant leurs diversités.
A+ ARNO

http://campdudragon.jdrforum.com

Erendis


Argh !! comment il me vend sur le forum lui !! ^^

Merci de ta réponse ; je vais reformuler :
Est-ce que savoir lire et écrire (le commun) est une compétence courante ou rare parmi la population aagmarite ?
Et si c'est rare, quel profil de personne a cette capacité ?

(j'ai la même interrogation pour les peuples Kelts :
http://campdudragon.jdrforum.com/t45-blasons-des-peuples-kelts#4044)

Admin


Admin
Est-ce que savoir lire et écrire (le commun) est une compétence courante ou rare parmi la population aagmarite ? Et si c'est rare, quel profil de personne a cette capacité ?
Lire et écrire est une compétence libre c'est à dire que ce soit chez les Aagmarites ou autres royaumes. Chacun a le droit de se dire érudit en la matière de "lire et écrire le commun".Wink 
Bref quand nous disons LANGUE COMMUN nous disons LANGUE COURANTE
en réalité. Après c'est une question d'interprétation libre du joueur par rapport à son royaume.

Alors l'Aagmarite, tu le voies "Barbare" ou plutôt "Fier peuple du Nord et grand voyageur" ???Wink 
A+ ARNO

http://campdudragon.jdrforum.com

Erendis


Tu devrais faire dans la politique Arno... Rolling Eyes 

La question n'était pas : "Est-ce que les Aagmarites peuvent prendre la compétence lire / écrire"

Ce n'était pas non plus : "Y a-t-il des gens qui savent lire et écrire parmi les Aagmarites (et les Kelts)

ou même : "Y a-t-il des érudits parmi les Aagmarites ?"

ou encore : "Chaque joueur a-t-il le choix de ses compétences pour son personnage ?"

Mais :
Erendis a écrit:Savoir lire et écrire (le commun) est une compétence courante ou rare parmi la population aagmarite ?
Et si c'est rare, quel profil de personne a cette capacité ?
C'est une question d'ordre culturel et général, qui ne touche ni aux règles du jeu, ni à la liberté individuelle de chaque PJ ou groupe de PJ (tout le monde est libre de créer des exceptions motivées).
Ca va avec le package "Aagmarite = viking (à peu près)" que les orgas ont défini. Donc c'est pour ça que j'attends une réponse de l'organisation.

Alors ? plutôt rare ou plutôt courante ?

Admin


Admin
Alors je vais te dire COURANT pour tous les royaumes.
Les échanges et voyages nombreux en Galaté ou les limites d'un monde défini ont permis aux hommes à apprendre à compter, à lire et à écrire dans une même langue commune.

A+ ARNO
PS : je suis conseiller municipal de Brignac Laughing

http://campdudragon.jdrforum.com

Crisald

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Admin a écrit:
PS : je suis conseiller municipal de Brignac Laughing

C'est donc pour ça que tu présides à tous organise les royaumes!


_________________
Erin ferch Brighild O Corwynt
femme de Mochgwedd ap Tanod O Corwynt, Jarlar de la tribu Corwynt de Clofhelm

Un jour, les Kelts domineront le monde.
Mais pas demain, c'est Samhain!
" - CORWYNT !
- HURLEVENT "

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